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Madame de La Fayette
La Princesse de Clèves

Première partie (2)
Cette héritière était alors un des grands partis qu’il y eût en France ; et, quoiqu’elle fût dans une extrême jeunesse, l’on avait déjà proposé plusieurs mariages. Madame de Chartres, qui était extrêmement glorieuse, ne trouvait presque rien digne de sa fille. La voyant dans sa seizième année, elle voulut la mener à la cour. Lorsqu’elle arriva, le vidame alla au-devant d’elle ; il fut surpris de la grande beauté de mademoiselle de Chartres, et il en fut surpris avec raison : la blancheur de son teint et ses cheveux blonds lui donnaient un éclat que l’on n’a jamais vu qu’à elle ; tous ses traits étaient réguliers, et son visage et sa personne étaient pleins de grâce et de charmes.

Le lendemain qu’elle fut arrivée, elle alla pour assortir des pierreries chez un italien qui en trafiquait par tout le monde. Cet homme était venu de Florence avec la reine, et s’était tellement enrichi dans son trafic, que sa maison paraissait plutôt celle d’un grand seigneur que d’un marchand. Comme elle y était, le prince de Clèves y arriva : il fut tellement surpris de sa beauté, qu’il ne put cacher sa surprise ; et mademoiselle de Chartres ne put s’empêcher de rougir en voyant l’étonnement qu’elle lui avait donné ; elle se remit néanmoins, sans témoigner d’autre attention aux actions de ce prince, que celle que la civilité lui devait donner pour un homme tel qu’il paraissait. M. de Clèves la regardait avec admiration, et il ne pouvait comprendre qui était cette belle personne qu’il ne connaissait point. Il voyait bien, par son air et par tout ce qui était à sa suite, qu’elle devait être d’une grande qualité. Sa jeunesse lui faisait croire que c’était une fille ; mais, ne lui voyant point de mère, et l’italien, qui ne la connaissait point, l’appellant madame, il ne savait que penser, et il la regardait toujours avec étonnement. Il s’aperçut que ses regards l’embarrassaient, contre l’ordinaire des jeunes personnes, qui voient toujours avec plaisir l’effet de leur beauté ; il lui parut même qu’il était cause qu’elle avait de l’impatience de s’en aller, et en effet elle sortit assez promptement. M. de Clèves se consola de la perdre de vue, dans l’espérance de savoir qui elle était ; mais il fut bien surpris quand il sut qu’on ne la connaissait point : il demeura si touché de sa beauté et de l’air modeste qu’il avait remarqué dans ses actions, qu’on peut dire qu’il conçut pour elle, dès ce moment, une passion et une estime extraordinaires ; il alla le soir chez Madame, sœur du roi. Cette princesse était dans une grande considération, par le crédit qu’elle avait sur le roi son frère ; et ce crédit était si grand, que le roi, en faisant la paix, consentait à rendre le Piémont pour lui faire épouser le duc de Savoie. Quoiqu’elle eût désiré toute sa vie de se marier, elle n’avait jamais voulu épouser qu’un souverain, et elle avait refusé pour cette raison le roi de Navarre, lorsqu’il était duc de Vendôme, et avait toujours souhaité M. de Savoie ; elle avait conservé de l’inclination pour lui depuis qu’elle l’avait vu à Nice, à l’entrevue du roi François Ier et du pape Paul III. Comme elle avait beaucoup d’esprit, et un grand discernement pour les belles choses, elle attirait tous les honnêtes gens, et il y avait de certaines heures où toute la cour était chez elle. M. de Clèves y vint à l’ordinaire. Il était si rempli de l’esprit et de la beauté de mademoiselle de Chartres, qu’il ne pouvait parler d’autre chose. Il conta tout haut son aventure, et ne pouvait se lasser de donner des louanges à cette personne qu’il avait vue, qu’il ne connaissait point. Madame lui dit qu’il n’y avait point de personnes comme celle qu’il dépeignait ; et que, s’il y en avait quelqu’une, elle serait connue de tout le monde. Madame de Dampierre, qui était sa dame d’honneur et amie de madame de Chartres, entendant cette conversation, s’approcha de cette princesse, et lui dit tout bas que c’était sans doute mademoiselle de Chartres que M. de Clèves avait vue. Madame se retourna vers lui, et lui dit que, s’il voulait revenir chez elle le lendemain, elle lui ferait voir cette beauté dont il était si touché. Mademoiselle de Chartres parut en effet le jour suivant : elle fut reçue des reines avec tous les agréments qu’on peut s’imaginer, et avec une telle admiration de tout le monde, qu’elle n’entendait autour d’elle que des louanges. Elle les recevait avec une modestie si noble, qu’il ne semblait pas qu’elle les entendît, ou du moins qu’elle en fût touchée. Elle alla ensuite chez Madame, sœur du roi. Cette princesse, après avoir loué sa beauté, lui conta l’étonnement qu’elle avait donné à M. de Clèves. Ce prince entra un moment après : venez, lui dit-elle, voyez si je ne vous tiens pas ma parole, et si, en vous montrant mademoiselle de Chartres, je ne vous fais pas voir cette beauté que vous cherchiez ; remerciez-moi au moins de lui avoir appris l’admiration que vous aviez déjà pour elle.

M. de Clèves sentit de la joie de voir que cette personne qu’il avait trouvée si aimable était d’une qualité proportionnée à sa beauté : il s’approcha d’elle, et il la supplia de se souvenir qu’il avait été le premier à l’admirer, et que, sans la connaître, il avait eu pour elle tous les sentiments de respect et d’estime qui lui étaient dus.

Le chevalier de Guise et lui, qui étaient amis, sortirent ensemble de chez Madame. Ils louèrent d’abord mademoiselle de Chartres sans se contraindre : ils trouvèrent enfin qu’ils la louaient trop, et ils cessèrent l’un et l’autre de dire ce qu’ils en pensaient ; mais ils furent contraints d’en parler les jours suivants par tout où ils se rencontrèrent. Cette nouvelle beauté fut long-temps le sujet de toutes les conversations. La reine lui donna de grandes louanges, et eut pour elle une considération extraordinaire ; la reine dauphine en fit une de ses favorites, et pria madame de Chartres de la mener souvent chez elle ; Mesdames, filles du roi, l’envoyaient chercher pour être de tous leurs divertissements : enfin elle était aimée et admirée de toute la cour, excepté de madame de Valentinois. Ce n’est pas que cette beauté lui donnât de l’ombrage ; une trop longue expérience lui avait appris qu’elle n’avait rien à craindre auprès du roi ; mais elle avait tant de haine pour le vidame de Chartres, qu’elle avait souhaité d’attacher à elle par le mariage d’une de ses filles, et qui s’était attaché à la reine, qu’elle ne pouvait regarder favorablement une personne qui portait son nom, et pour qui il faisait paraître une grande amitié.

Le prince de Clèves devint passionnément amoureux de mademoiselle de Chartres, et souhaitait ardemment de l’épouser ; mais il craignait que l’orgueil de madame de Chartres ne fût blessé, de donner sa fille à un homme qui n’était pas l’aîné de sa maison. Cependant cette maison était si grande, et le comte d’Eu, qui en était l’aîné, venait d’épouser une personne si proche de la maison royale, que c’était plutôt la timidité que donne l’amour, que de véritables raisons, qui causaient les craintes de M. de Clèves. Il avait un grand nombre de rivaux : le chevalier de Guise lui paraissait le plus redoutable par sa naissance, par son mérite, et par l’éclat que la faveur donnait à sa maison. Ce prince était devenu amoureux de mademoiselle de Chartres le premier jour qu’il l’avait vue : il s’était aperçu de la passion de M. de Clèves, comme M. de Clèves s’était aperçu de la sienne. Quoiqu’ils fussent amis, l’éloignement que donnent les mêmes prétentions ne leur avait pas permis de s’expliquer ensemble ; et leur amitié s’était refroidie sans qu’ils eussent eu la force de s’éclaircir. L’aventure qui était arrivée à M. de Clèves, d’avoir vu le premier mademoiselle de Chartres, lui paraissait un heureux présage, et semblait lui donner quelque avantage sur ses rivaux ; mais il prévoyait de grands obstacles par le duc de Nevers, son père. Ce duc avait d’étroites liaisons avec la duchesse de Valentinois ; elle était ennemie du vidame, et cette raison était suffisante pour empêcher le duc de Nevers de consentir que son fils pensât à sa nièce.

Madame de Chartres, qui avait eu tant d’application pour inspirer la vertu à sa fille, ne discontinua pas de prendre les mêmes soins dans un lieu où ils étaient si nécessaires, et où il y avait tant d’exemples si dangereux. L’ambition et la galanterie étaient l’ame de cette cour, et occupaient également les hommes et les femmes. Il y avait tant d’intérêts et tant de cabales différentes, et les dames y avaient tant de part, que l’amour était toujours mêlé aux affaires, et les affaires à l’amour. Personne n’était tranquille ni indifférent : on songeait à s’élever, à plaire, à servir ou à nuire ; on ne connaissait ni l’ennui, ni l’oisiveté, et on était toujours occupé des plaisirs ou des intrigues. Les dames avaient des attachements particuliers pour la reine, pour la reine dauphine, pour la reine de Navarre, pour Madame, sœur du roi, ou pour la duchesse de Valentinois. Les inclinations, les raisons de bienséance, ou le rapport d’humeur faisaient ces différents attachements. Celles qui avaient passé la première jeunesse et qui faisaient profession d’une vertu plus austère, étaient attachées à la reine. Celles qui étaient plus jeunes, et qui cherchaient la joie et la galanterie, faisaient leur cour à la reine dauphine. La reine de Navarre avait ses favorites : elle était jeune, et elle avait du pouvoir sur le roi son mari ; il était joint au connétable, et avait par là beaucoup de crédit. Madame, sœur du roi, conservait encore de la beauté, et attirait plusieurs dames auprès d’elle. La duchesse de Valentinois avait toutes celles qu’elle daignait regarder ; mais peu de femmes lui étaient agréables ; et, excepté quelques-unes qui avaient sa familiarité et sa confiance, et dont l’humeur avait du rapport avec la sienne, elle n’en recevait chez elle que les jours où elle prenait plaisir à avoir une cour comme celle de la reine.

Toutes ces différentes cabales avaient de l’émulation et de l’envie les unes contre les autres. Les dames qui les composaient avaient aussi de la jalousie entre elles, ou pour la faveur, ou pour les amants ; les intérêts de grandeur et d’élévation se trouvaient souvent joints à ces autres intérêts moins importants, mais qui n’étaient pas moins sensibles. Ainsi il y avait une sorte d’agitation sans désordre dans cette cour, qui la rendait très-agréable, mais aussi très-dangereuse pour une jeune personne. Madame de Chartres voyait ce péril, et ne songeait qu’aux moyens d’en garantir sa fille. Elle la pria, non pas comme sa mère, mais comme son amie, de lui faire confidence de toutes les galanteries qu’on lui dirait, et elle lui promit de lui aider à se conduire dans des choses où l’on était souvent embarrassée quand on était jeune.

Le chevalier de Guise fit tellement paraître les sentiments et les desseins qu’il avait pour mademoiselle de Chartres, qu’ils ne furent ignorés de personne. Il ne voyait néanmoins que de l’impossibilité dans ce qu’il désirait : il savait bien qu’il n’était point un parti qui convînt à mademoiselle de Chartres, par le peu de bien qu’il avait pour soutenir son rang ; et il savait bien aussi que ses frères n’approuveraient pas qu’il se mariât, par la crainte de l’abaissement que les mariages des cadets apportent d’ordinaire dans les grandes maisons. Le cardinal de Lorraine lui fit bientôt voir qu’il ne se trompait pas ; il condamna l’attachement qu’il témoignait pour mademoiselle de Chartres, avec une chaleur extraordinaire, mais il ne lui en dit pas les véritables raisons. Ce cardinal avait une haine pour le vidame, qui était secrète alors et qui éclata depuis. Il eut plutôt consenti à voir son frère entrer dans toute autre alliance que dans celle de ce vidame ; et il déclara si publiquement combien il en était éloigné, que madame de Chartres en fut sensiblement offensée. Elle prit de grands soins de faire voir que le cardinal de Lorraine n’avait rien à craindre, et qu’elle ne songeait pas à ce mariage. Le vidame prit la même conduite, et sentit encore plus que madame de Chartres celle du cardinal de Lorraine, parce qu’il en savait mieux la cause.

Le prince de Clèves n’avait pas donné des marques moins publiques de sa passion, qu’avait fait le chevalier de Guise. Le duc de Nevers apprit cet attachement avec chagrin ; il crut néanmoins qu’il n’avait qu’à parler à son fils pour le faire changer de conduite ; mais il fut bien surpris de trouver en lui le dessein formé d’épouser mademoiselle de Chartres. Il blâma ce dessein, il s’emporta, et cacha si peu son emportement, que le sujet s’en répandit bientôt à la cour, et alla jusqu’à madame de Chartres. Elle n’avait pas mis en doute que M. de Nevers ne regardât le mariage de sa fille comme un avantage pour son fils, elle fut bien étonnée que la maison de Clèves et celle de Guise craignissent son alliance, au lieu de la souhaiter. Le dépit qu’elle eut lui fit penser à trouver un parti pour sa fille, qui la mît au-dessus de ceux qui se croyaient au-dessus d’elle. Après avoir tout examiné, elle s’arrêta au prince dauphin, fils du duc de Montpensier. Il était lors à marier, et c’était ce qu’il y avait de plus grand à la cour. Comme madame de Chartres avait beaucoup d’esprit, qu’elle était aidée du vidame, qui était dans une grande considération, et qu’en effet sa fille était un parti considérable, elle agit avec tant d’adresse et tant de succès, que M. de Montpensier parut souhaiter ce mariage, et il semblait qu’il ne s’y pouvait trouver de difficultés.

Le vidame, qui savait l’attachement de M. d’Anville pour la reine dauphine, crut néanmoins qu’il fallait employer le pouvoir que cette princesse avait sur lui, pour l’engager à servir mademoiselle de Chartres auprès du roi et auprès du prince de Montpensier, dont il était ami intime. Il en parla à cette reine, et elle entra avec joie dans une affaire où il s’agissait de l’élévation d’une personne qu’elle aimait beaucoup ; elle le témoigna au vidame, et l’assura que, quoiqu’elle sût bien qu’elle ferait une chose désagréable au cardinal de Lorraine, son oncle, elle passerait avec joie par-dessus cette considération, parce qu’elle avait sujet de se plaindre de lui, et qu’il prenait tous les jours les intérêts de la reine contre les siens propres.

Les personnes galantes sont toujours bien aises qu’un prétexte leur donne lieu de parler à ceux qui les aiment. Sitôt que le vidame eut quitté madame la dauphine, elle ordonna à Chastelart, qui était favori de M. d’Anville, et qui savait la passion qu’il avait pour elle, de lui aller dire de sa part de se trouver le soir chez la reine. Chastelart reçut cette commission avec beaucoup de joie et de respect. Ce gentilhomme était d’une bonne maison de Dauphiné ; mais son mérite et son esprit le mettaient au-dessus de sa naissance. Il était reçu et bien traité de tout ce qu’il y avait de grands seigneurs à la cour, et la faveur de la maison de Montmorency l’avait particulièrement attaché à M. d’Anville : il était bien fait de sa personne, adroit à toutes sortes d’exercices ; il chantait agréablement, il faisait des vers, et avait un esprit galant et passionné qui plut si fort à M. d’Anville, qu’il le fit confident de l’amour qu’il avait pour la reine dauphine. Cette confidence l’approchait de cette princesse, et ce fut en la voyant souvent qu’il prit le commencement de cette malheureuse passion qui lui ôta la raison, et qui lui coûta enfin la vie.

M. d’Anville ne manqua pas d’être le soir chez la reine ; il se trouva heureux que madame la dauphine l’eût choisi pour travailler à une chose qu’elle desirait, et il lui promit d’obéir exactement à ses ordres : mais madame de Valentinois, ayant été avertie du dessein de ce mariage, l’avait traversé avec tant de soin, et avait tellement prévenu le roi, que, lorsque M. d’Anville lui en parla, il lui fit paraître qu’il ne l’approuvait pas, et lui ordonna même de le dire au prince de Montpensier. L’on peut juger ce que sentit madame de Chartres par la rupture d’une chose qu’elle avait tant desirée, dont le mauvais succès donnait un si grand avantage à ses ennemis, et faisait un si grand tort à sa fille.

La reine dauphine témoigna à mademoiselle de Chartres, avec beaucoup d’amitié, le déplaisir qu’elle avait de lui avoir été inutile : Vous voyez, lui dit-elle, que j’ai un médiocre pouvoir ; je suis si haïe de la reine et de la duchesse de Valentinois, qu’il est difficile que, par elles ou par ceux qui sont dans leur dépendance, elles ne traversent toujours toutes les choses que je desire : cependant, ajouta-t-elle, je n’ai jamais pensé qu’à leur plaire ; aussi elles ne me haïssent qu’à cause de la reine ma mère, qui leur a donné autrefois de l’inquiétude et de la jalousie. Le roi en avait été amoureux avant qu’il le fût de madame de Valentinois ; et, dans les premières années de son mariage, qu’il n’avait point encore d’enfants, quoiqu’il aimât cette duchesse, il parut quasi résolu de se démarier pour épouser la reine ma mère. Madame de Valentinois, qui craignait une femme qu’il avait déjà aimée, et dont la beauté et l’esprit pouvaient diminuer sa faveur, s’unit au connétable, qui ne souhaitait pas aussi que le roi épousât une sœur de MM. de Guise : ils mirent le feu roi dans leurs sentiments ; et, quoiqu’il haït mortellement la duchesse de Valentinois, comme il aimait la reine, il travailla avec eux pour empêcher le roi de se démarier; mais, pour lui ôter absolument la pensée d’épouser la reine ma mère, ils firent son mariage avec le roi d’Écosse, qui était veuf de madame Magdeleine, sœur du roi, et ils le firent parce qu’il était le plus prêt à conclure, et manquèrent aux engagements qu’on avait avec le roi d’Angleterre, qui la souhaitait ardemment. Il s’en fallait peu même que ce manquement ne fît une rupture entre les deux rois. Henri VIII ne pouvait se consoler de n’avoir pas épousé la reine ma mère ; et, quelque autre princesse française qu’on lui proposât, il disait toujours qu’elle ne remplacerait jamais celle qu’on lui avait ôtée. Il est vrai aussi que la reine ma mère, était une parfaite beauté ; et que c’est une chose remarquable, que, veuve d’un duc de Longueville, trois rois aient souhaité de l’épouser : son malheur l’a donnée au moindre, et l’a mise dans un royaume où elle ne trouve que des peines. On dit que je lui ressemble : je crains de lui ressembler aussi par sa malheureuse destinée ; et, quelque bonheur qui semble se préparer pour moi, je ne saurais croire que j’en jouisse.
 
Madame de La Fayette
La Princesse de Clèves